Comment bien assurer son orchestre ?

A l’occasion des 40 ans de l’Orchestre national de Lille (ONL), client de Verspieren depuis plus de quinze ans, nous avons réalisé une interview croisée de François Bou, son directeur, Nicolas Delecour, son administrateur, et Eric Colleville, expert des assurances des orchestres chez Verspieren, pour en savoir plus sur la protection de cet orchestre de prestige.

L’Orchestre national de Lille fête cette année ses 40 ans. Comment a-t-il évolué depuis sa création ?

François Bou : L’orchestre est né des volontés conjointes de la Région Nord-Pas de Calais, de l’État et de Jean-Claude Casadesus, après la fermeture de l’orchestre de l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF). A sa création, en tant qu’orchestre philarmonique de Lille, on ne lui prédisait pas un grand avenir. Sa labellisation, en 1981, en Orchestre national de Lille a prouvé qu’il n’en était rien. L’orchestre est passé de 50 à 100 musiciens et s’est imposé comme une référence en France et en Europe. Bien que nous maintenions une implantation forte localement avec 80c oncerts dans la région Nord-Pas-de-Calais, dont 40 à Lille, nous jouons dans plus de 40 concerts dans le reste de la France et à l’étranger, sur tous les continents.

L’effectif grandissant et les déplacements plus nombreux ont-ils fait naître de nouveaux risques pour l’orchestre ?

Nicolas Delecour : Les risques restent les mêmes malgré l’évolution de l’orchestre. Ce qui change c’est leur nombre bien que nous ayons très peu de sinistres. Avec plus de musiciens et plus de déplacements, nous nous exposons davantage. Nous devons faire face au premier risque que sont la casse, la détérioration ou le vol des instruments.

Quelles solutions avez-vous choisi pour réduire au maximum ces risques ?

La plupart des musiciens de l’orchestre sont propriétaires de leur instrument. L’orchestre possède de son côté les gros instruments comme les grosses caisses, pianos, contrebasses. C’est l’ONL qui a souscrit auprès de Verspieren l’assurance pour couvrir l’ensemble des instruments, en France et lors de nos déplacements à l’étranger. C’est un argument fort pour les musiciens de savoir que l’orchestre prend en charge cette assurance et que nous avons fait le choix d’un contrat avec de très bonnes garanties. Nous avons également souscrit un contrat Individuelle accident qui protège les membres de l’orchestre et les 28 autres salariés que compte l’ONL contre tous les dommages corporels dont ils seraient victimes lors des tournées en France ou à l’international. Outre les salariés, nous assurons également nos locaux, nos véhicules, notre responsabilité civile et la responsabilité de nos dirigeants, pour mener en toute sécurité tous nos projets.

Quelles sont les garanties d’assurances que les orchestres ne peuvent pas négliger ?

Eric Colleville : Le souci numéro un d’un orchestre est le parc instrumental. Notre rôle est de bien répertorier, en collaboration avec l’administrateur, la valeur des différents instruments grâce à un état de parc, et de savoir s’ils sont loués, propriété de l’orchestre ou propriété des musiciens. C’est une étape indispensable pour nous permettre de connaître le niveau de couverture nécessaire et de faire face sereinement à un sinistre tel que la casse, qui est le sinistre le plus fréquent des orchestres. A partir de ces informations, nous mettons en place un contrat sur-mesure de dommages aux instruments, bagages et effets personnels des musiciens qui assure une protection contre tous les risques et dans toutes les situations (au domicile, en tournée, dans les transports…). En cas de casse, nous assurons le paiement des réparations et en cas de vol nous remboursons l’instrument à hauteur de sa valeur.

Comme beaucoup d’orchestre, l’ONL fait appel à des intermittents. Comment sont-ils pris en charge par vos contrats d’assurance ?

N.D. : 400 contrats intermittents sont mis en place chaque année. Ce sont souvent des contrats de solistes, de musiciens supplémentaires hors nomenclature, ou des remplaçants de musiciens malades. Verspieren met en place une assurance temporaire pour ces contrats. Cela se fait très facilement et rapidement pour permettre aux intermittents de bénéficier des mêmes garanties que nos musiciens permanents.

En quoi est-ce intéressant pour un musicien que l’orchestre souscrive à sa place le contrat pour assurer son instrument ?

E.C. : La mutualisation génère des économies d’échelle. Un contrat individuel coûtera beaucoup plus cher comparé au coût de l’assurance pour l’orchestre ramené à un seul instrument. Financièrement c’est plus intéressant et pour l’orchestre cela reste un argument pour attirer et fidéliser les musiciens.

Avez-vous mis en place des actions de prévention pour réduire les risques de casse ou de vol des instruments ?

F.B. : La plupart des instruments appartiennent aux musiciens. Nous savons que le rapport entre les musiciens et leur instrument est très fort. Ils y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux et y font donc extrêmement attention. Nous n’avons donc pas eu besoin de mettre en place une action spécifique pour réduire le risque. En revanche, nous avons recruté 4 garçons d’orchestre qui assurent la mise en place et le transport des instruments. Ils ont un rôle clé car ils sont garants de la bonne manipulation des instruments. Il doivent également s’assurer que les instruments arriveront à bon port et en bon état.

* L’association régionale des entreprises mécènes de l’orchestre national de Lille.

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